STATUE : LA PART DE L’AUTRE
Statue réalisée en marbre de St-Béat par Mathieu Perié en 2020 dans le cadre du festival de la sculpture et du marbre de Saint-Béat-Lez.
Un véritable musée à ciel ouvert, le circuit de découverte de Saint-Béat-Lez est parsemé de sculptures contemporaines réalisées par des artistes de renommée internationale.
Ces sculptures imposantes, taillées directement dans le marbre de St-Béat, s’intègrent parfaitement avec le patrimoine historique de la commune.
La balade débute le long du Chemin des Écoliers (camping Passus Lupi).
Un peu d’histoire avant de partir à la découverte de Saint-Béat-Lez :
Depuis la nuit des temps, l’homme occupe » La haute Vallée de La Garonne « . Les Garumni serait le premier peuple à avoir occupé ce territoire durant la Préhistoire.
L’histoire locale raconte qu’en 75 avant J.-C., les soldats, menés par Pompée, auraient découvert le défilé qui mène à la haute vallée de la Garonne. Certains leur attribuent le premier nom de Saint-Béat : Passus Lupi, le passage du loup ou des loups.
Il semblerait que la présence de romains aient permis l’ouverture des carrières de marbre dans les Pyrénées. Le transport se fait alors par voie fluviale.
Pendant les premiers siècles de notre ère, l’activité de Saint-Béat est attestée par les créations qui en ont été faites.
Le trophée Augustéen actuellement exposé à Saint-Bertrand-de-Comminges est la première œuvre en marbre de Saint-Béat datée connue à ce jour. Elle vient d’une commande de l’empereur lui-même au Ier siècle av. J-C.
Au IIIe et IVe siècle après J.C, de nombreuses œuvres gallo-romaines sont réalisées en marbre de Saint-Béat.
Un groupe de statues commémorant la victoire d’Auguste et d’autres vestiges ont été découverts à Lugdunum Convanerum, qui est devenu par la suite Saint-Bertrand-de-Comminges.
Non loin de là, des sarcophages en marbre de Saint-Béat ont été mis au jour à la basilique Saint-Just de Valcabrère, datant des IIIe et IVe siècle.
Sous le règne de Charlemagne (date inconnue – 814), au IXe siècle, les habitants christianisés auraient reçus de la part de l’empereur les reliques de Saint-Béat et de Saint-Privat, actuellement dans l’église Saint-Privat, donnant ainsi son nom au village et à l’église.
La basilique Saint-Sernin (XIe/XIIe siècle) et la cathédrale de Saint-Etienne de Toulouse (XVIe/XVIIe) sont les témoins parmi d’autres de l’utilisation du marbre de Saint-Béat pour la réalisation des œuvres artistiques du royaume. Au XVIe siècle cependant, le roi Henri IV décide de le faire remplacer progressivement par le marbre de Carrare dans les Alpes.
Durant le règne de Louis XIV (1643-1715), selon une page d’un vieux manuel scolaire retrouvé dans les archives de Saint-Béat, les habitants de Saint-Béat ont aidé le royaume lors de la guerre de Succession d’Espagne (1701-1714). Ils auraient permis la prise du château de Castelléon dans la vallée d’Aran. Pour les remercier, le Roi fit ajouter la fleur de lys aux armoiries de la ville.
Au XVIIe siècle, le marbre de Saint-Béat est utilisé pour le pavage au Louvre, et pour des statues et éléments à Versailles et au Trianon au XVIIe et XVIIIe siècle.
Au XIXe siècle, de nombreuses commandes et utilisation du marbre de Saint-Béat sont visibles partout en France ainsi qu’à Paris au Musée du Louvre, au Jardin des Tuileries ou à l’Assemblée Nationale. Les socles et les chapiteaux du célèbre Opéra Garnier sont également réalisés en marbre de Saint-Béat.
De nombreuses œuvres sont aussi présentes et visibles à Toulouse notamment au Musée des Augustins, au Musée Saint-Raymond ou pour la statue de Pierre-Paul Riquet aux Allées Jean-Jaurès.
Au XXe siècle, l’arrivée d’une ligne de tramway, qui rejoint Marignac à l’entrée du Val d’Aran, a permis aux touristes et aux curistes de Bagnères-de-Luchon de pouvoir découvrir la vallée.
Statue réalisée en marbre de St-Béat par Mathieu Perié en 2020 dans le cadre du festival de la sculpture et du marbre de Saint-Béat-Lez.
Statue en marbre de St-Béat réalisée par Olivier Delobel dans le cadre 10ème symposium de sculpture sur marbre de Saint-Béat-Lez en 2020.
La statue Tourmente a été réalisée en marbre Sarrancolin-Ilhet par Elke Montreal en 2021 lors du Festival de la Sculpture et du Marbre de Saint-Béat-Lez.
Chemin des Écoliers SAINT-BEAT-LEZ
La Brèche Romaine est l’ancienne carrière de marbre du village, exploitée par les Romains dès l’époque de Pompée (vers 75 av. J.-C.).
La statue Monolithe a été réalisée en marbre de St-Béat en 2014 par la sculptrice néerlandaise Karin Van Ommeren, dans le cadre du Festival de sculpture et du marbre de Saint-Béat-Lez.
Datant du XVIe siècle, ce moulin à eau situé dans le quartier de la Tignerie a servi de moulin à farine jusqu’en 1960.
Il est unique en son genre par le fait que ses puits (cuves) sont en marbre blanc de Saint-Béat.
Statue réalisée en marbre de St-Béat par Sang Sug Kim en 2017 lors du Festival de la Sculpture et du Marbre de Saint-Béat-Lez.
La statue Lien de Mémoire a été réalisée en marbre de St-Béat en 2011 par l’artiste néerlandais Rob Kirkels dans le cadre du Festival de la Sculpture et du Marbre de Saint-Béat-Lez.
La statue du Maréchal Gallieni a été réalisée en 1921 par le sculpteur parisien Auguste Maillard.
Elle est le monument aux morts de Saint-Béat-Lez dans une composition de marbre gris de St-Béat pour le piédestal, et de marbre blanc de Carrare pour la statue proprement dite.
La statue La Vierge à l’Enfant a été réalisée en marbre de St-Béat en 2009 par le sculpteur arménien originaire de Géorgie, Harutyum Yekmalyan, durant le Festival de la Sculpture et du Marbre de Saint-Béat.
Joyau de l’art roman du XIIe siècle, classée monument historique en 1994, l’église abriterait les reliques de Saint-Béat et de Saint-Privat reçues de l’empereur Charlemagne. Elle recèle un trésor composé de 80 objets dont des reliquaires, ostensoirs et statuaire religieuse en bois polychrome.
Le tympan roman de l’église Saint-Privat, daté du XIIème siècle, représente le Christ en majesté, assis sur un trône.
Rue de l'Anglade SAINT-BEAT-LEZ
L’une des colonnes de l’église Saint-Privat de St-Béat porte un chapiteau historié évoquant les scènes de « l’Annonciation » avec Marie et l’Ange Gabriel et » la Visitation » avec Marie et sa cousine Elisabeth.
Rue de l'Anglade SAINT-BEAT-LEZ
Château féodal du XIIème siècle avec son donjon, son logis seigneurial, sa citerne et ses remparts. Il a été construit par les seigneurs de Saint-Béat pour assurer la protection de la cité et le contrôle de la vallée.
La statue Marbre de vie en marbre bleu de St-Béat (appelé marbre Turquin) a été réalisée en 2003 par le sculpteur français Serge Sallan installé à Albi, durant le Festival de la Sculpture et du Marbre de Saint-Béat.
La statue La Légende de Pyrène a été réalisée lors du festival de marbre de Saint-Béat en 2010 par le sculpteur tchèque Miroslav Kopecky, installé en Ariège depuis 1999.
La statue Garona a été réalisée en marbre bleu de St-Béat (appelé marbre Turquin) en 2007 par l’artiste catalan Albert Vall Martínez.
Ancien marché couvert destiné au stockage des céréales, le bâtiment actuel date du XIXè siècle.
Il avait déjà été reconstruit une première fois en 1772.
Statue réalisée en marbre noir de St-Béat par Gloria Corona en 2008 lors du Festival de la Sculpture et du Marbre de Saint-Béat-Lez.
La Maison du Consul, construite en 1553, était destinée à accueillir les réunions des consuls, autrement dit des élus de la ville jusqu’à la Révolution française.
La liste des anciens consuls est inscrite sur la façade.
Statue réalisée en marbre de St-Béat par Marion Rivière en 2006 lors du Festival de la Sculpture et du Marbre de Saint-Béat-Lez.
Statue réalisée en marbre bleu de St-Béat par l’artiste Christian Jacques en 2000 lors du Festival de la Sculpture et du Marbre de Saint-Béat-Lez.
La statue de l’Ours, réalisée en marbre par l’artiste Jean-Jacques Abdallah lors du Festival de la Sculpture et du Marbre de Saint-Béat-Lez.
Avenue de Gaulle SAINT-BEAT-LEZ